Pour la majorité des gens l’hypnose s’apparente à l’hypnose de spectacle, où la personne hypnotisée obéit comme par « magie » à l’hypnotiseur.

Ce type d’hypnose a contribué à la diffusion de la discipline tout en faisant oublier que l’hypnose est avant tout une thérapie qui peut être utilisée dans bien des domaines.

Bien que l’état hypnotique soit un phénomène complexe, on sait aujourd’hui qu’il correspond à un état modifié de conscience (EMC) situé entre la veille et le sommeil comme la méditation, le rêve ou la relaxation.

Depuis la seconde moitié des années 90, cet état a été identifié et caractérisé scientifiquement attestant ainsi de son existence. On peut ainsi le mesurer (ECG) et le localiser (IRM). Il est soit provoqué par une autre personne : l’hypnothérapeute, soit par soi-même, on parle alors d’auto-hypnose. Cet état de conscience induit une hyper réceptivité de l’information, qui peut alors atteindre les couches profondes de l’inconscient.

L’Hypnose

est avant tout

une thérapie

qui peut être utilisée

dans bien des domaines.

Sachant que la plupart des théories psychologiques considèrent que de nombreux problèmes personnels et relationnels ont leur source dans l’inconscient, on peut alors se rendre compte de l’utilité de cette discipline pour bon nombre de personne. L’hypnothérapeute invite donc l’inconscient du sujet à se défaire de ses idées nuisibles et à les remplacer par des idées plus justes ou qui correspondent mieux à ses valeurs.

Le but des suggestions peut être, par exemple, la modification d’un comportement génant dit « réflexe » ou « addictif » tels que le sevrage tabagique ou les troubles alimentaires. Mais également intervenir sur le manque de confiance en soi, la gestion du stress ou encore les troubles sexuels.

L’hypnotherapeute dispose pour cela de différentes formes d’hypnose à adapter en fonction de son patient. Comme par exemple :

  • L’Hypnose Classique ou Traditionnelle (utilisée lors des spectacles mais aussi dans le milieu médical) qui se veut dirigiste et autoritaire.
  • L’Hypnose Ericksonienne qui est moins directive que la précedente et plus stratégique. L’hypnothérapeute considère le patient comme quelqu’un d’unique et essaiera de se « synchroniser » à lui.
  • La Nouvelle Hypnose où toute forme de directivité est volontairement abandonnée. Elle met l’accent sur la communication avec l’utilisation de métaphores ou de techniques PNL (Programmation neuro-linguistique). Elle est plus généralement utilisée dans l’optique d’un développement personnel.
  • L’Hypnose Humaniste où à la différence des autres formes d’hypnose le sujet va travailler en état de conscience augmentée, c’est-à-dire que l’on ne cherche pas à communiquer avec l’inconscient mais avec la partie du sujet qui commande l’inconscient (la conscience majuscule).

Milton Erickson

L’hypnothérapeute fait office de guide et le patient devient acteur. Il n’y a cependant pas de miracle! Le sujet doit être réellement motivé et accepter l’hypnose, sinon les suggestions mentales n’auront aucun impact. Pour les personnes qui s’inquiéteraient de l’influence de cette pratique sur l’inconscient, sachez qu’elle n’est pas toute puissante. Il y a des « sécurités » dans notre cerveau qui nous empêchent de faire quelque chose de contraire à nos valeurs.
Attention toutefois, la pratique de l’hypnose en tant qu’outil thérapeutique implique que le thérapeute ait suivi une formation de praticien en hypnose et à d’autres techniques d’accompagnement.